Vox de Christina Dalcher

Vox, Christina Dalcher : Mon avis

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Vox de Christina Dalcher est un roman à mi-chemin entre la dystopie et le thriller, résolument féministe, souvent comparé à La Servante écarlate. J’ai eu la chance de le trouver dans une librairie d’occasion pour seulement 8 $, parfait pour tenter de respecter mon budget livres mensuel !

Vox de Christina Dalcher
Vox de Christina Dalcher

Vox, Christina Dalcher – Résumé

“Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…. Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.”

Thématiques abordées

Vox, Christina Dalcher – Mon avis

Ce que j’ai aimé

  • L’histoire est très originale. En bonne dystopie, l’autrice nous plonge dans un contexte anxiogène où toutes les personnes de sexe féminin, adultes comme enfants, sont réduites au silence pour certaines et limitées à 100 mots par jour pour d’autres. Dans tous les cas, elles sont cantonnées à des rôles utilitaires : sourire en silence, tenir la maison, répondre aux besoins sexuels des hommes et enfanter. Prononcez un mot de trop et vous serez électrocutée. Désobéissez aux règles et vous serez exécutée en public, pour dissuader toute rébellion. Mais Jean, la protagoniste principale de ce roman, se voit offrir une occasion unique de retrouver la parole… en échange d’un service rendu au gouvernement.
  • C’est un véritable page-turner : des chapitres très courts, une dystopie qui vire au thriller, et il devient presque impossible de lâcher ce livre avant la fin !

Ce que j’ai moins aimé

  • La presse compare souvent ce livre à La Servante écarlate… mais quelle mauvaise comparaison ! Ce roman n’est pas mauvais, mais il n’a rien à voir avec le best-seller de Margaret Atwood.
  • Le rythme n’est pas uniforme. La première partie est lente à se mettre en place, avec en bonus quelques redondances. Puis, l’intrigue s’accélère : l’histoire prend des allures d’enquête et le livre devient un véritable page-turner jusqu’à la fin. Cela dit, même si la deuxième partie est plus captivante, la résolution de l’intrigue reste assez simple et rapide ce qui m’a un peu déçue.
  • Enfin, les personnages sont souvent caricaturaux. Je ne vais pas m’étendre sur ce point, mais je ne peux pas résister à cet exemple : ah, les beaux Italiens… 🌶️

Vox, Christina Dalcher – Une citation

Peut être que les choses se sont passées de la sorte en Allemagne pour les nazis, en Bosnie avec les Serbes, au Rwanda avec les Hutus. Je me suis souvent posé la question, comment des enfants pouvaient-ils devenir des monstres, où est-ce qu’ils avaient appris que le meurtre était légitime et l’oppression justifiée, comment en une seule génération le monde pouvait changer d’axe jusqu’à devenir méconnaissable.

Ma note

Note : 3.5 sur 5.

À lire aussi

Ce livre se veut une dystopie féministe, mais on est plutôt plus proche d’un thriller féministe. Alors, si vous aimez les véritables dystopies féministes, je vous recommande plutôt de lire La Sage-femme sans nom de Meg Elison !


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