Joyeux suicide et bonne année de Sophie de Villenoisy est un livre que j’ai lu une première fois en 2014. Je me souviens d’avoir été attirée par son titre provocateur et sa quatrième de couverture qui promet une histoire “hilarante”. La semaine passée, je me cherchais une lecture de noël et j’ai décidé de le relire, d’autant plus qu’il ne m’avait laissé aucun souvenir.
Verdict? Et bien, je comprends pourquoi je ne me souvenais plus de ce livre qui est franchement mauvais pour diverses raisons…

Joyeux suicide et bonne année, Sophie de Villenoisy – Résumé
“Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais à quarante-cinq ans c’est ma meilleure option. Ce n’est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j’abandonnais mari et enfants. Je n’ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer. Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi.. Deux mois c’est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait.. Tour à tour hilarant et émouvant, Joyeux suicide et bonne année ! est un antidote à la solitude, un hymne à la vie raconté avec finesse et impertinence par Sophie de Villenoisy..”
Thématiques abordées
Joyeux suicide et bonne année, Sophie de Villenoisy – Mon avis
Ce que j’ai aimé
- Le ton humoristique : la quatrième de couverture annonce un livre “hilarant”. C’est vrai que j’ai ri à plusieurs reprises durant sa lecture, mais dire que le roman est “hilarant” est très excessif !
Ce que j’ai moins aimé
- Snobisme et bourgeoisie : il est difficile d’apprécié la protagoniste principale qui tient des propos détestablement snob. Sans parler qu’en plus d’avoir les moyens financiers de consulter un psy “histoire de”, elle a aussi les moyens de dépenser des fortunes en vêtements et soin pour se sentir belle et (enfin) rencontrer un homme.
- Stéréotype et racisme : à plusieurs reprises l’autrice à des propos racistes totalement inacceptables. 🤮
- Grossophobie : sans surprise, l’autrice tient aussi des propos grossophobes. Par exemple, l’autrice nous décrit un chauffeur de taxi ayant une “corpulence hors norme, son obésité morbide (…), une visite de contrôle chez le médecin ne serait pas luxe. Il ne respire pas la santé, mais plutôt le cholestérol. On est fin novembre et il transpire dans un polo XXL”. 🤮
- Développement personnel douteux : derrière l’histoire de Sylvie qui est triste d’être seule (sans parents, sans famille, sans partenaire et ayant peu d’amis) et qui décide de programmer son suicide pour Noël, se cache un discours problématique. Pour aller mieux, il faut être belle, bien habillée, dépenser de l’argent en soins et vêtements pour enfin fréquenter un homme. Sans oublier, un burn-out et hop on démissionne pour une vie meilleure (facile, surtout avec un gros héritage). Oh secours !
Joyeux suicide et bonne année, Sophie de Villenoisy – Une citation
(Sylvie chez son psy)
– D’accord, alors dites-moi pourquoi vous êtes là?
– En fait je suis assez motivée pour me suicider… mais je suis venue, comme ça, histoire de.
– Histoire d’être sûre?
– Voilà
Ma note
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