J’ai acheté Une étude en rouge d’Arthur Conan Doyle un peu sur un coup de tête, à la boutique souvenirs du Musée Pointe-à-Callière, juste après avoir visité l’exposition passionnante consacrée à Sherlock Holmes. Portée par l’enthousiasme de l’expo, je me suis dit que lire le tout premier roman mettant en scène Sherlock Holmes était une évidence.
Verdict ? Mauvaise pioche. Je me suis profondément ennuyée. Et, sauf retournement de situation improbable, ce sera mon dernier Sherlock Holmes.

Une étude en rouge, Arthur Conan Doyle – Résumé
“Au numéro 3 de Lauriston Gardens, près de Londres, un homme est retrouvé mort. A-t-il été assassiné ? Si la pièce est maculée de sang, son corps ne présente aucune blessure. Sur le mur, une mystérieuse inscription a été griffonnée à la hâte. Vingt ans plus tôt, dans les gorges du Nevada, jean Ferrier était exécuté par des mormons sanguinaires tandis que sa fille, Lucie, était séquestrée. Quel est le lien entre ces deux événements ? Un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dérouler. Dans cette intrigue tout en subtilité, le Dr Watson rencontre, pour la première fois, son maître….”
Thématiques abordées
Une étude en rouge, Arthur Conan Doyle – Ce que j’ai aimé
Le début du roman avait pourtant bien commencé
Les premières pages sont franchement prometteuses. J’ai aimé la rencontre entre Sherlock Holmes et le docteur Watson et leur installation en colocation. On sent immédiatement le potentiel du duo mythique, et pendant un court moment, j’ai vraiment cru tenir une enquête efficace et prenante. Malheureusement… cet élan retombe très vite.
Une étude en rouge, Arthur Conan Doyle – Ce que j’ai moins aimé
Une histoire en deux parties qui casse totalement le rythme
L’enquête démarre doucement, puis commence enfin à devenir intéressante… et là, BIM, rupture brutale. Le récit est interrompu par un long flash-back qui s’étale sur plusieurs chapitres et nous transporte à des milliers de kilomètres, dans un tout autre contexte.
Cette construction narrative ne m’a absolument pas convaincue. J’ai décroché presque immédiatement, au point de laisser le livre un bon mois sur ma table de nuit, avant de me forcer à le terminer.
Un Sherlock Holmes finalement peu présent
Le roman est narré par Watson, ce qui est un choix intéressant sur le papier… mais frustrant à la lecture. Le lecteur n’a jamais accès au raisonnement de Sherlock Holmes pendant l’enquête. Il faut attendre la toute fin pour que le détective dévoile sa logique, a posteriori, à son acolyte.
Ajoutez à cela le fait qu’une grande partie du livre est consacrée à un flash-back éloigné de l’enquête principale : on ne lit finalement pas vraiment une enquête, mais plutôt un récit explicatif découpé en morceaux.
Pour un roman censé poser les bases du mythe Sherlock Holmes, j’ai trouvé le détective étonnamment effacé.
Une citation
Votre tête, vous devriez vous en servir, ça n’est pas exclusivement une garniture.
Ma note
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Si, comme moi, vous aimez les enquêtes mais que Une étude en rouge vous a laissé sur votre faim, voici quelques pistes plus stimulantes : mes critiques polar et thriller.

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