Le M Club - Patrick Sénécal

Le M Club, Patrick Sénécal : Mon avis sur ce thriller québécois dérangeant

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Dans cet article, je vous partage mon avis sur Le M Club de Patrick Sénécal, un roman québécois intrigant qui mêle écriture, nuits berlinoises et mystère.

C’est un roman qui est dans ma PAL 2026 et que j’ai acheté lors du salon du livre de Montréal 2025. Événement durant lequel j’ai pu rencontrer l’auteur pour me faire dédicacer son livre en lui révélant que j’avais peur d’avoir peur en lisant son livre ! 😂

Pourquoi je pensais avoir peur? Parce que Patrick Sénécal est un auteur qui est souvent présenté comme une figure incontournable du thriller et de l’horreur au Québec, et il est aussi souvent comparé à Stephen King.

Dans ce roman, deux écrivains québécois partent passer quelque temps à Berlin pour écrire. Le jour, ils travaillent sur leurs projets littéraires. Le soir, ils explorent la vie nocturne de la capitale allemande… jusqu’à découvrir un endroit mystérieux appelé le M Club. Impossible d’en dire davantage sans divulgâcher l’histoire.

Verdict ? Une lecture intrigante et dérangeante, portée par une idée originale. Mais aussi un roman très long, qui prend son temps avant de réellement s’emballer.

Le M Club - Patrick Sénécal
Le M Club – Patrick Sénécal

Le M Club, Patrick Sénécal – Résumé

“Certes, ce sont deux écrivains, mais avant tout, Brandon Cusson et Philippe Corriveau sont deux grands amis. Si le premier est bravache et extraverti, le second a toujours été réservé, voire timide… sauf quand Brandon lui sort son fameux « Cusson Smile », auquel il ne sait résister. À l’initiative de Brandon, les voici pour deux semaines à Berlin. Afin d’écrire, bien entendu, car chacun a son roman à terminer, mais aussi pour faire la fête. Après quelques soirées bien arrosées quoiqu’un peu décevantes aux yeux de Brandon – continuellement à la recherche de l’expérience la plus transcendante possible, au grand dam de Philippe –, une rencontre fortuite dans un bar glauque fait croire à Brandon qu’il a une chance de satisfaire son appétit pour l’inattendu et l’exceptionnel. Persuadé qu’ils doivent accepter cette invitation d’entrer dans ce « club privé hyper sélect » qu’on leur présente comme unique au monde, il ne reste plus à Brandon qu’à convaincre Philippe qui, lui, n’y tient pas du tout. Or, le « Cusson Smile » et une vieille promesse l’amèneront à suivre, comme toujours, son grand ami. Après tout, il a toujours fait confiance à Brandon et rien de mal n’est jamais arrivé, n’est-ce pas ?.”

Thématiques abordées

Le M Club, Patrick Sénécal – Ce que j’ai aimé

Une idée de départ très originale

Le point de départ du roman est vraiment captivant : deux écrivains québécois qui partent écrire à Berlin et découvrent progressivement la vie nocturne de la ville. Le début du roman est rythmé par la discipline de l’écriture le jour et la démesure des nuits berlinoises. Et lorsque le M Club entre en scène, l’histoire bascule dans quelque chose de beaucoup plus sombre. Impossible d’en dire plus sans révéler l’intrigue, mais l’idée est vraiment intrigante.

Un roman qui interroge la morale

Un autre aspect que j’ai beaucoup apprécié est la réflexion morale qui traverse le livre. Le roman aborde plusieurs questions difficiles comme le bien et le mal, la culpabilité, la honte et la responsabilité individuelle. Ce roman ne donne pas de réponses, mais il pousse à la réflexion même après avoir refermé la dernière page.

Une immersion dans Berlin

J’ai aussi beaucoup aimé l’ambiance berlinoise du roman. Comme j’aime souvent associer mes lectures à des lieux ou à des voyages, cette plongée dans la capitale allemande m’a particulièrement plu. Les descriptions donnent presque l’impression de déambuler dans la ville avec les personnages. Même si, soyons honnêtes, je n’espère pas vivre les mêmes soirées qu’eux lors d’un futur séjour à Berlin…

Des personnages très travaillés

Ce qui m’a frappée dans ce roman, c’est le travail sur les personnages. Je lis rarement des romans où la psychologie des personnages est aussi développée. Leurs motivations, leurs failles et leurs obsessions sont explorées en profondeur. C’est vraiment le point fort de cet roman, même si cette richesse contribue aussi à rallonger considérablement le roman.

Un univers qui donne envie de découvrir d’autres livres de l’auteur

Pour les lecteurs fidèles de Patrick Sénécal, ce roman semble aussi fonctionner comme un point de rencontre entre plusieurs de ses univers. Certains personnages issus d’autres livres de l’auteur apparaissent dans l’histoire. En tant que lectrice qui découvre encore son œuvre, je n’avais probablement pas toutes les références pour apprécier pleinement ces clins d’œil. Mais cela donne clairement envie d’explorer d’autres romans de Patrick Sénécal.

Une seconde partie explosive

Le roman prend vraiment son envol après environ 400 pages. Là, tout s’accélère : les révélations s’enchaînent et l’histoire devient beaucoup plus intense. Cette montée en puissance transforme le roman thriller et pousse à tourner les pages rapidement jusqu’à la fin.

Le M Club, Patrick Sénécal – Ce que j’ai moins aimé

Des longueurs importantes

Soyons honnêtes : le roman est long, très long… Je ne me suis jamais ennuyée, mais certaines parties auraient probablement pu être raccourcies. Il y a beaucoup de personnages et je me suis même demandé si l’auteur n’aurait pas pu retirer 200 à 300 pages sans nuire à l’histoire.

Des références à d’autres romans de l’auteur

Comme plusieurs personnages viennent d’autres livres de Patrick Sénécal, j’ai parfois eu l’impression de ne pas saisir toutes les subtilités. Les fans de l’auteur apprécieront sûrement ces croisements d’univers, mais pour une lectrice moins familière avec son œuvre, cela peut donner l’impression de manquer quelques pièces du puzzle.

Le M Club, Patrick Sénécal – Une citation

Mais la vraie grosse culpabilité……ça nous enferme dans un enfer de solitude. Et ça nous rend tellement honteux qu’on veut pas en parler …..ça fait juste nous ronger.
Parce c’est ça que ça fait la vraie culpabilité : ça te paralyse, ça te rend inopérant, tu trouves plus de sens à rien. Rien.
….ça te rend honteux, tellement honteux que tu veux que personne découvre ça de toi, parce que t’es convaincu que t’es un monstre.
Je suis quand même convaincu que lorsque tu vis la grande, la vraie culpabilité, tu veux pas en parler, tu peux pas t’en servir. Elle est stérile.

Le M Club, Patrick Sénécal – Ma note

Note : 3.5 sur 5.

À lire aussi

Si vous aimez les romans sombres et dérangeants, Patrick Sénécal est clairement un auteur québécois à découvrir. Pour ma part, Le M Club m’a donné envie d’explorer d’autres titres de sa bibliographie… en espérant qu’ils soient un peu moins longs ! Une chose est sûre, au prochain salon du livre de Montréal, j’irai me faire dédicacer Flots pour en apprendre plus sur Michelle et Florence !


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