Graine de Sorcière de Margaret Atwood

Graine de Sorcière, Margaret Atwood : Mon avis

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Je me souviens très bien du moment où j’ai acheté Graine de Sorcière de Margaret Atwood. C’était après presque trois mois sans pouvoir flâner dans une librairie à cause de la pandémie de la Covid-19. Ce jour-là, sortir de la maison, marcher sous le soleil et entrer enfin dans une librairie m’a procuré un immense plaisir.

Retrouver les rayons, toucher les livres, prendre le temps de lire les quatrièmes de couverture… Pour moi, c’est une forme de bonheur simple. À chacun ses distractions !

Verdict? Un roman agréable mais avec quelques longueurs, qui revisite l’univers de Shakespeare à travers une histoire de trahison, de vengeance et de théâtre.

Graine de Sorcière de Margaret Atwood
Graine de Sorcière de Margaret Atwood

Graine de Sorcière, Margaret Atwood – Résumé

“Félix est injustement licencié alors qu’il met en scène une pièce de théâtre de Shakespeare, «La tempête», au festival de Makeshiweg, au Canada. Durant douze ans, il vit retiré dans une maison isolée afin de panser ses blessures, de pleurer sa fille disparue et de préparer sa vengeance. L’occasion se présente lorsqu’il est chargé de monter la même pièce avec des détenus au sein d’une prison.”

Thématiques abordées

Graine de Sorcière, Margaret Atwood – Ce que j’ai aimé

Une intrigue rapidement mise en place

Ce que j’ai apprécié dès le début du roman, c’est que l’intrigue démarre rapidement. Pas de longues introductions ni de détours inutiles : on comprend très vite la situation de Félix, la trahison qu’il a subie et la blessure profonde qui va nourrir toute l’histoire. On entre rapidement dans le cœur du sujet, ce qui rend la lecture assez fluide au départ.

Des thèmes universels : trahison et vengeance

Le roman explore des thèmes que j’aime beaucoup en littérature :

  • la trahison
  • la vengeance
  • le pouvoir
  • le besoin de reconnaissance

Ces thèmes sont intemporels et fonctionnent particulièrement bien ici, surtout parce qu’ils font écho à l’univers de Shakespeare.

En effet, Graine de Sorcière est une réécriture moderne de la pièce La Tempête. Margaret Atwood s’amuse à faire dialoguer la littérature classique avec une histoire contemporaine, notamment à travers la mise en scène de la pièce dans une prison. C’est à la fois un hommage à Shakespeare et une réflexion sur le pouvoir du théâtre.

Graine de Sorcière, Margaret Atwood – Ce que j’ai moins aimé

Un rythme inégal

Malgré un début prometteur, j’ai trouvé que le rythme du roman n’était pas toujours équilibré. Certains passages sont captivants, notamment lorsqu’on suit la préparation de la pièce de théâtre avec les détenus. Mais d’autres chapitres m’ont semblé plus lents, voire un peu inutiles.

Une citation

Quelle dégringolade. Quelle dégradation. Quelle déchéance. Oublié de tous dans un trou perdu, il habite une bicoque où il bataille pour survivre ; alors que Tony, ce salopard qui se donne des airs et soigne son image, s’affiche avec les grands de ce monde, écluse du champagne, s’enfile du caviar, … 

Ça lui reste en travers de la gorge. Ça l’empoisonne. Ça suscite chez lui une envie de vengeance. Si seulement… 

Ma note

Note : 3 sur 5.

Si vous avez aimé Graine de Sorcière, vous aimerez peut-être aussi

Après cette lecture, je dois avouer que je me suis dit : « Mouais… bof… ce sera probablement mon premier et mon dernier roman de Margaret Atwood. » Et puis j’ai lu La Servante écarlate. Et là… mon avis sur l’autrice a complètement changé.

Si vous souhaitez découvrir Margaret Atwood, je vous recommande donc sans hésiter La Servante écarlate, qui reste pour moi un roman beaucoup plus marquant.



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