Le chat du bibliothécaire T.10 de Miranda James m’a immédiatement fait de l’œil. Une couverture hivernale, des chats noirs, Noël, un bibliothécaire… tous les ingrédients semblaient réunis pour une lecture cosy et réconfortante. J’ai même pris le temps de vérifier la note sur Babelio : 4,15/5. Aussitôt convaincue, aussitôt acheté !
On y suit Charlie, un bibliothécaire qui a le chic pour se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, et qui se retrouve, une fois encore, mêlé à une affaire criminelle. Heureusement, il peut compter sur son fidèle compagnon à quatre pattes, Diesel, un Maine Coon, pour le supporter dans ses aventures.
Verdict ? Un ennui profond et interminable. Si vous tenez à votre temps de lecture, passez votre chemin.

Le chat du bibliothécaire T.10, Miranda James – Résumé
“Le noël de Charlie Harris . Noël approche à grands pas, et Charlie est fort occupé – notamment à ne pas se montrer trop sec avec sa nouvelle voisine, la pénible Gerry Albritton. Agente immobilière et commère de compétition, elle semble avoir des vues sur… sa maison !. Quand elle invite Charlie à une fête, la politesse interdit à ce dernier de refuser. Mais Gerry décède à sa propre soirée, et le bibliothécaire comprend qu’il va devoir tirer au clair les circonstances de sa mort. Et cette année, en plus de l’assistance de Diesel, son fidèle maine coon, il pourra compter sur l’aide de cinq chatons, déposés anonymement sur le pas de sa porte…”
Thématiques abordées
Le chat du bibliothécaire T.10, Miranda James – Ce que j’ai aimé
La couverture du livre
Commençons par le seul vrai point positif : la couverture. Elle est magnifique. Un décor de Noël, des chats noirs, un fond violet qui attire immédiatement l’œil… C’est un bel objet, clairement pensé pour séduire les amateurs de cosy mystery et de lectures hivernales. À elle seule, elle donne envie de s’installer sous un plaid avec une tasse de thé. Dommage que le contenu ne soit pas à la hauteur du contenant.
Idée de base originale
Je débute encore dans les romans de Noël et le cosy-crime, et la quatrième de couverture m’avait séduite : un meurtre commis lors d’une fête, sous les yeux de tous les invités, avec une enquête menée par un bibliothécaire amoureux des chats. Sur le papier, le concept fonctionne. Il y avait largement de quoi proposer une intrigue légère, amusante et efficace. Malheureusement, l’exécution ne suit pas.
Le chat du bibliothécaire T.10, Miranda James – Ce que j’ai moins aimé
Une histoire d’un ennui profond
Si l’idée de départ est prometteuse, elle est très mal exploitée. Le récit s’étire inutilement et les dialogues sont plats. Bref, on s’ennuie facilement.
Un meurtre qui arrive trop tard
La quatrième de couverture promet un cosy-crime. Or, lorsque le meurtre survient à environ 41 % du livre, on ne peut plus vraiment parler de roman policier. Avant cela, on a droit à des conversations insignifiantes, des descriptions sans intérêt et une lenteur qui d’un ennui total. Résultat : le livre ne tient pas ses promesses. Ce n’est pas un cosy mystery, c’est un roman lent qui peine à justifier son existence.
Un auteur qui écrit sous le nom d’une femme sur des sujets qui ne le concernent pas …
Je pensais lire un roman écrit par une femme. En me renseignant sur “Miranda James”, j’ai découvert qu’il s’agissait en réalité d’un homme (Dean James) écrivant sous pseudonyme féminin. Si je l’avais su avant, je n’aurais tout simplement pas acheté ce livre.
Et malheureusement, cela se ressent très vite dans le texte. Un auteur, homme blanc américain, qui se permet d’aborder le burn-out post-partum ou la transidentité avec maladresse, c’est non. Certains sujets méritent d’être traités par des personnes concernées. Ici, c’est maladroit, inutile, et parfois gênant. Ajoutez à cela une vision très bourgeoise du monde avec du personnel de maison.
Un personnage pas si futé
Désolée Charlie, mais ton titre de héros enquêteur est largement usurpé. Les femmes qui t’entourent sont bien plus observatrices, actives et perspicaces que toi. Ce sont elles qui récoltent les informations, font avancer l’intrigue et prennent des initiatives. Toi, tu te contentes d’assembler les éléments pour les répéter à la police. Comme le dit l’adage : derrière un homme, il y a (souvent) une femme… et ici, clairement, plusieurs.
Un style d’écriture très mauvais
Dernier clou dans le cercueil : l’écriture. Soit le style est mauvais, soit la traduction est mauvaise, soit un peu des deux ! Quand je pense aux critiques adressées au style de Freida McFadden, je souhaite sincèrement à ces lecteurs de ne jamais croiser une seule ligne de ce Miranda Dean James.
Le chat du bibliothécaire T.10, Miranda James – Une citation
Aucun livre à l’horizon – ce qui était pour moi le signe que je n’avais sans doute rien en commun avec la propriétaire des lieux : il y avait des bibliothèques débordant d’ouvrages dans la majorité des pièces de ma maison.
Le chat du bibliothécaire T.10, Miranda James – Ma note
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Clairement, je ne vous recommande pas ce livre, il va d’ailleurs de ce pas rejoindre ma pile “Livres à vendre”. Allez voir ma sélection de lectures de Noël!

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