Sans nouvelles de Gurb d’Eduardo Mendoza est un livre que j’ai lu pendant mes vacances en Espagne, et plus précisément à Barcelone. J’aime constituer une PAL de voyage qui me permet de découvrir un pays autant par ses rues que par sa littérature, et Mendoza s’est rapidement imposé comme un auteur incontournable de la scène espagnole contemporaine.
Court, souvent cité comme hilarant et culte, ce roman avait tout pour me séduire : une satire de la société, des extraterrestres débarquant sur Terre et des humains observés avec un regard décalé.
Verdict ? Une lecture divertissante, agréable sur le moment, mais qui ne me laissera probablement pas un souvenir marquant.

Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza – Résumé
“Gurb a disparu dans Barcelone, dissimulé sous les traits de Madonna. Précision : Gurb est un extraterrestre. Parti à sa recherche sous une apparence moins voyante, son coéquipier tient scrupuleusement le journal de ses observations. Une satire délirante et désopilante de notre monde moderne.”
Thématiques abordées
Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza – Ce que j’ai aimé
Un roman distrayant et facile à lire
Sans nouvelles de Gurb se lit très vite. Le ton est léger, le style accessible, et l’enchaînement de courtes entrées rend la lecture fluide. Je n’ai pas franchement ri, mais j’ai souvent souri. C’est une histoire loufoque, absurde par moments, parfaite pour une lecture de vacances ou une pause entre deux romans plus exigeants.
Une idée de départ originale et prometteuse
L’idée de suivre deux extraterrestres débarquant sur Terre, dont l’un prend l’apparence de Madonna, est clairement le point fort du roman. Cette prémisse m’a donné envie de découvrir une fiction excentrique, pleine de décalage et d’observations piquantes sur notre société.
Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza – Ce que j’ai moins aimé
Une satire sociale trop timide
Si Eduardo Mendoza critique la société humaine, il le fait de manière très douce, presque trop polie. La satire est bien là, mais elle manque de mordant. On sent une volonté de dénoncer certains travers comme le consumérisme, l’absurdité administrative, les codes sociaux, etc. mais sans jamais vraiment appuyer là où ça fait mal. Résultat : ça amuse, mais ça ne bouscule pas.
Après l’originalité, l’ennui
Passé l’effet de surprise, le récit finit par tourner un peu en rond. Les situations s’enchaînent sans réelle montée en intensité, et l’originalité initiale s’essouffle. J’ai eu l’impression que le roman exploitait moins son concept qu’il ne l’aurait pu, ce qui m’a laissée sur une sensation de lecture agréable mais vite oubliable.
Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza – Une citation
Je lui dis que je ne comprends rien et il me répond qu’il n’y a rien à comprendre, que je n’ai pas besoin de jouer au mariole, et il précise que la vie est comme ça et que toute la magouille réside dans le fait que la richesse de ce pays est mal répartie. En guise d’exemple il me cite le cas d’un individu dont je ne retiens pas le nom, qui s’est fait construire une villa avec vingt-deux W.-C., et il ajoute qu’il souhaite à ce personnage d’avoir la chiasse et de les trouver tous occupés.
Ma note
À lire aussi
Sans nouvelles de Gurb est un roman court, amusant et facile à lire, parfait pour découvrir Eduardo Mendoza sans prise de tête. Mais malgré une idée de départ très originale, le livre manque selon moi d’audace et de profondeur. Une lecture sympathique, idéale en vacances… mais qui ne me donnera pas spécialement envie d’explorer davantage l’œuvre de l’auteur.
Je vous invite plutôt à consulter mes autres recommandations dans ma PAL spécial voyage en Espagne.

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